- Oswald De Andrade: Nous sommes régit par des loies somnambules.
- Rêve 1: je vois mes disc dur externes flotter dans une piscine
- Rêve 2: je te vois faire l'amour avec M. devant moi
- Rêve 3: Je me vois taper dans le ventre d'un femme enceinte, pour vérifier si celui ci n'est pas de fer.
- Réveil: tu confond peut être une enceinte et une armure?
Nous ne sommes plus en temps de guerre, mais il y a encore ici comme un reste de la colonisation, comme l'image persistante d'une vengeance prochaine. Pillier est un geste en effet beaucoup plus beau de celui de conserver, pillier pour transformer, non pour ériger en trophée et en victoire de combat. mais pillier pour ériger semble contenir un certain contre sens, un retrait de la puissance du désir, au profit de l'échec proche de ce dernier.
Il y a toutes formes de prédiction, aujourd'hui, nous semblons partir du futur pour ériger notre présent, faisant par la suite un retour sur nos souvenirs filmés, extériorisés. Ces souvenirs, sont précieux, ils sont notre chemin vers la conscience, passant par l'oubli et par cett zone de défrichage. Ils sont aussi volatiles, et semblent parfois se confondre avec le rêve, lorsque l'oubli ne dépose pas en eux cette notion de responsabilité.
Au condomblé, on m'a d'abord dit que mon retour allait être terrible. Je suis retourné.
Portant avec moi deux expressions: manger et être mangé.
Manger, en portugais peut aussi avoir pour sens baiser, qui en français, concernant l'autre peut prendre le sens de trahir, de prendre au piège, losqu'il s'agit du visage, qui, envisagé dans l'acte sexuel redevient gueule. Manger, baiser, baiser la gueule.
De ces trois fragments, en ai né un quatrième, qui a alors, sans que l'on le voit venir, pris le dessus sur les trois autres. Celui d'être mangé.
Les Tupi considéraient l'acte cannibale comme le fait de se nourrir de la puissance de l'autre. Lorsque le convive principal ne se montrait pas digne d'être mangé, on le relachait alors, étant considéré comme qulque chose pouvant être néfaste à la puissance déjà présente.
Quelque part, tant que l'autre ne désire pas nous manger, on est pas digne d'être assimilable par lui, dans une certaine conception.
Or ici, plusieurs rêves se mirnt à discuter.
- Rêve 1: "Mange moi"
Le double du Rêve 1 se mit à jouer l'acte cannibal, avec un oeuf... posé là, quelques épices, près pour un tartare.
Il y avait là, pris entre les deux rêves, comme une balance déséquilibrée.
Rêve 1 se mit ainsi à discuter de la fridigitée avec d'autres parties de son rêve.
Entre les deux rêves; tout un chemin fut construit par l'image du rêve lui même, une quête, une tactique peut être qui pourrait mener l'autre à désirer le manger.
Comment amène t-on une autre rêve que le sien à entrer en contact avec les paroies d'un tunnel dans lequel on a su se former, et générer notre puissance; puisque si l'autre n'accède pas, cette puissance sortira par la porte, restée trop longtemps en courant d'air.
Le chemin fut tortueux, passant par l'imposition d'une supériorité, puis par l'infériorisation de l'autre, prenant au détour les formes du choc, violentant l'autre physiquement... toujours pas d'entrée dans le tunnel du double... L'énergie s'épuise, se transforme en fatigue... dit le rêve de Blanchot, la fatigue est générée par la ville, dont les différents conduits et tunnels mis en contact ne correspondent pas, cette ville devenue monde, qui creuse, ouvre, plie et déplie nos tunnels pour nous amener à considérer l'air lui même, et ses courants. Les courants si l'on y résiste, épuisent, si je peux me permettre de siter La Fontaine.
Le tunnel resté à l'air libre sentait ses substances olfactives se diluer. Celles qui sur le territoire des chiens nous font nous reconnaitre, nous identifies. Ici Le rêve se trouvait pris dans une identitée et une possibilté d'identification mouvante.
Plutôt que de tenter de faire concevoir à son double sa propre puissanc, il s'engagea dans une seconde tactique. Si le double perdait sa propre énergie à mes yeux, je pourrait alors me diriger vers d'autres tunnels, d'autres zones de dégustation.
Le long terme de certaines tactiques les font devenir des stratégies.
Le double s'impatiente. Se floute. Le rêve revient toujours pour autant. L'énergie du flou est exaltante, elle laisse entrevoir de nouveaux mondes.
Cette pensée lui revient toujours " pourquoi n'as tu pas eu envie de me manger, dès les premiers instants?" sérialitée. Les mots se digitalisent.
La stratégie mène parfois à l'illusion semble t-il, dans le long temps, et comme évoqué précédement, les images-souvenir nécessitants d'être visonnées après coup, certaines images apparaissent comme perdues entre les laps d'un temps qui s'étire, s'anamorphose. L'illusion permet de sentir, de se conforter, au delà du principe de réalité, qui lui même c'est déjà dédoublé maintes fois.
- Le double: je voudrait te tuer.
- Rêve 1: pour me manger?
- Le double: nous oscillons entre rêve et réalité.
- Rêve 2: oui. Telle est notre navigation première.
- Rêve 3: ( déjà en route mais pour l'instant silencieux)
Autre interlocuteur, que l'on avait pas vu avant, que l'on ne reverra pas après: "Il y a dans l'homme fort quelque chose qui mènera l'autre à dépasser ses propres petitesses, alors que l'homme faible apuira sur ces petitesses, dans un besoin de se sentir grandir".
Dans l'envie de tuer, il y a une puissance érotique, celle du fantasme de pénétrer l'autre, de le dissoudre. Pouratnt cette énergie n'est pas vraiment érotique, car l'on se préserve de se dissoudre soi même en l'autre, avec l'autre. Une sorte d'érotisme flottant, porté dans chaque recoin de l'air, d'érotisme en trois dimensions autant qu'illusoire pourtant.
De cette chose née de- et retournant vers- l'extérieur, de mauvaises traductions sont succeptibles de se glisser au milieu, par le milieu.
Tu as fait un long rêve dans lequel mon réel a accepté de tremper, suffisament pour être complètement humide, imbibé. Puis tu t'es réveillé brusquement. Le moite de mon réel te semblait la goutte de ton propre sang au coin de ma lèvre.
L'air porte en lui une densité chaque jour différente, et dans le temps du sommeil paradoxal, notre respiration se ralentie, se fait plus profonde.
Se réveillant, l'être somnambule a ralumé la télé et a branché sa chaine en temps réel- skype- son devenir écran- acteur à la fois figurant. Dans la télé en temps réel, image vécue et image télévisuelle se confondent, s'assemblent, se combinent pour une nouvelle vie onirique.
La chaine est allumée donc. Déjà en route vers un nouveau rêve, en miroir cette fois, symétriquement inversé. Le point de départ y sera ici le désir d'être mangé par l'autre, le désir de l'autre de son je. L'arrivée, la compréhension déjà différée des images filmée, passées, et passants par un nouveau double, qui leur donnera une autre réalité que celle que tu as su y donner. Pour que la symétrie soit parfaite, l'autre double sera issu lui même d'un fragment du rêve 1.
Certaines situations se reflètent sur le verre de l'écran, même éteind, il semble qu'il active un miroitement onirique qui plonge les rêves les plus cruels au milieu même de nos réalitées. Lorsque derrière ce reflet de nous même, transportable, un autre rire retenti, quelque chose se branche, se connecte, une curiositée nouvelle.
Quand ton rire as retenti, au détour d'une station télé, je t'ai parlé de responsabilité, comme de la responsabilité comme fondement du lien, comme clé du passage d'une image à l'autre, clé d'une relation entre deux espaces-temps. Alors, tu as touché l'écran, l'a serré contre toi, lui a carressé la main. Je me suis rappelée. J'ai travaillée avec des enfants autistes. Le lien, en eux, s'établi par contact, par la peau, cette zone séparant l'intérieur de l'extérieur, afin de comme vérifier peut être si l'intérieur existe bien, si nous ne sommes pas devenus écrans. Tu as touché l'écran donc, ou plutôt ton reflet sur l'écran derrière lequel se trouvait mon image parlante. Le reflet ne s'est pas troublé, l'image n'a pas tremblée, alors, tu as fermé les yeux, et as respiré fort, toutes ces particules que l'air peut pafois porter en lui. En état de veille paradoxale, tu t'es mis a respirer plus lentement, et dans l'espace qui se réduisait entre tes paupières, à l'instant même du contact, de leur jonction, la responsabilité s'est échappée. Rapide. Tellement rapide. Un soubressaut. Si je met ce mot ici, s'est simplement que j'aime sa sonnorité, près tout, le son ne fait il pas parti de la réalité d'un texte?
Il y a je crois, des racines aquatiques, de celles qui emplissent un corps ne le rattachant plus à une terre précise.
L'écran onirique anihile les distances et trouble parfois, fait ricocher les sourires, comme des pierres sur le léger film d'un lac au repos. Qui fait ricocher parfois des visages aussi.
Les racines aquatiques, il me semble, sont bleu électrique. De ce bleu qui n'apparait que par onde de propagation, tel ce bleu qui fait battre les nageoires des limules.
"La mort est bleue" as tu répété maintes fois avant de te mettre à écrire d'arrache pied jusqu'à l'arrache coeur.
Il y a des racines qui sont au dehors, et viennent du dehors, dans une sorte d'aller retour permanent avec l'intérieur, certains les nommes "aura", tu les nomaient "carisme".
Elles nous construisent ailleurs, en partant et en venant d'ailleurs, et c'est de cette rencontre que l'onde se propage.
Il t'as semblé que j'étais verte.
Au mexique, j'ai nagé entre des castenada, des antonin artaud et des raies manta ( chassé de croisé de limule de central amérique).
La mort est bleue as tu répété. te mettant à écrire de plus belle.
Et si certains, de nos jours, arrivaient directement de ce temps même que tu nome la mort, se dirigeants pas à pas vers ce que j'entend de la vie. Si la mort est bleue, que tu la cherche dans le gris, et au travers, un temps, du vert, quelle serait la couleure de la vie? Un bon peintre te répondrait peut être qu'elle est orange puisque magritte ne nous a pas vraiment quitté.
J'ai, récement traversé sans bouger un pays somnanbule.
Peut être mon attrait pour le rêve m'a t il amené à y pénétrer quelques temps, en spéléologue mal éclairé.
J'ai récement rampé entre rêve et réalité.
Or, il m'a semblé que dans ce lieu exact, tout doit accepter de se dissoudre, chaque élément rester attaché à l'une et l'autre des parroies, pour ne pas glisser.
" Plus on est haut, plus la chutte est dure" alors qu'en rampant au milieu des restes d'ici bas, une main glissant sur chaque parroie, il apparait que l'on voit les choses arriver d'en haut.
L'âme aquatique, dans le rêve du somnambule emplie le tunnel de tout son corps, chaque parcelle est en plein contact, alors que dans le tunnel, elle, sait qu'elle nage, telle une limule pré-historique, et que c'est l'eau qui la porte, une de ces eaux vertes, que l'on rencontre parfois, dans certains tnnels.
La question de la traduction m'importe beaucoup.
La traduction crée toujours un reste au milieu duquel marcher, un reste qui se figure à moi tel un candelabre, allumé au milieu des eaux du tunnel, un candélabre dont la seule flamme serait présente et éternelle, traversant les eaux de l'informe, lui même né de la rencontre de deux informes, et qui, dans ce point de contact, voient la lueure du chandelier, et, par peur peut être, ou par petitesse, veulent souffler dessus.
L'un soufflera toujours avant le second, il se rendra conte, dans l'acte même de souffler que l'ombre de la flamèche s'éclaire alors, libérant une nouvelle flamme, celle qui, pour le souffleur, n'apparaitra qu'un bref instant.
La question de la traduction m'importe beaucoup.
Et je crois bien que c'est entre cette flamme et son ombre, à l'instant où les joues commencent à se remplir d'air, que nos corps entiers emplissent les tunnels, et créent des racines aquatiques.
Des nos joues à peine gonflées, il nous faut trouver le lieu où les fils se détacheront d'eux même, les portant en mongolfière, et nous plassant alors, aptes à cheminer dans le grand échangeur, où la déviation peut arriver à chaque instant.
A Lucas Relative.
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